Yang Sheng 養生 – Les outils du véritable changement (1ère partie)

Ne dites jamais « Non », « Je ne peux pas », car vous êtes illimité. Même le temps et l’espace ne sont rien au regard de votre nature. Vous pouvez faire tout ce que vous souhaitez, vous êtes tout-puissant.

Swami Vivekananda

Chaque être humain possède un potentiel naturel illimité (pouvoir de guérir, de communiquer à distance, de créer, etc…). Notre extrême rationalité, essentiellement construite sur la base d’une éducation limitante et nos références socio-culturelles, nous ampute d’une grande partie de ce potentiel et bride notre pouvoir créateur.

Nous réagissons en permanence à toutes nos pensées et cherchons constamment à vivre des émotions toujours plus fortes, plus intenses. C’est en réalité l’origine du stress émotionnel car chaque émotion est un mouvement (E-motion = Énergie en mouvement). Il est nécessaire de comprendre ce mouvement, sa nature et le changement qu’il induit dans tous les aspects de notre vie. Cette compréhension permet de transformer les émotions négatives en force de vie.

Toutes les croyances limitantes sont crées par le mental. Ce sont des illusions, des concepts : “je ne suis rien sans ma moitié”, “je ne suis bon à rien, donc je ne suis rien”, “je n’ai pas pu avoir d’enfant, j’ai raté ma vie”….

La vie nous propose des expériences dans un but d’évolution, d’apprentissage et d’intégration de leçons importantes pour notre âme.

La souffrance est une création de l’homme. Il n’y a que l’homme qui puisse faire souffrir l’homme. Par une attitude mentale CONSCIENTE, il est possible d’ENVISAGER LE MOYEN DE CHANGER.

Notre réalité extérieure peut devenir le reflet serein de notre réalité intérieure en créant de nouvelles lois mentales qui opèrent des transformations remarquables dans notre vie.

IL FAUT SIMPLEMENT PRENDRE LA DÉCISION DE CHANGER ET AGIR EN CONSÉQUENCE.

“je veux, je peux, je mérite, j’ai le droit”

La chose la plus importante dans la vie est de devenir ami avec nous mêmes.

Sogyal Rinpoché

Pour mettre en oeuvre cette transformation il faut contacter la SOURCE à l’intérieur de SOI, NOTRE NATURE profonde et QUI RÉSIDE DANS LE CŒUR. Il existe en nous quelque chose que rien ne peut détruire et qui ne peut pas mourir.

Il est important de comprendre comment toutes les partie, toutes les dimensions de nous même fonctionnent en résonance les unes avec les autres, de prendre conscience de notre être dans ses 3 dimensions physique, énergétique et mentale dans le but de les associer à chaque instant de notre vie.

En écoutant son corps, sa respiration, son état émotionnel, on notera que tout déséquilibre (alimentaire, physiologique ou émotionnel) entraîne immédiatement des conséquences. Nous portons la totale responsabilité du maintien de notre équilibre physio-psycho-émotionnel.

Nous pouvons apprendre à utiliser de façon OPTIMALE trois paramètres.

La STRUCTURE CORPORELLE : régulariser les fonctions physiologiques, savoir se situer dans l’espace, trouver son AXE, s’ENRACINER et SE CENTRER, par des techniques d’ auto massage, des étirements doux visant à libérer la circulation de l’énergie et du sang dans toutes les articulations, les tissus, les vaisseaux … et la pratique de postures debout.

La RESPIRATION : l’observer, la transformer et la guider en conscience vers le Dan Tian et toutes les parties du corps par l’intention.

Le MENTAL : trouver la clarté de l’esprit, se reconnecter à sa nature profonde, se tourner notre vérité intérieure. Les pensées, les émotions viennent parasiter le MENTAL. La pensée de l’homme est toujours en mouvement, elle se loge dans le CŒUR. Calmer le cœur permet de voir à l’intérieur et paradoxalement d’acquérir une vision plus vaste du monde. L’esprit réagit alors moins aux stimuli extérieurs et le stress devient plus facilement contrôlable. Une technique efficace consiste à pratiquer WU  JI.

C’est la posture la plus simple et la plus difficile à pratiquer. C’est l’exercice fondamental du Ql GONG car c’est le retour au NON ÊTRE, le lâcher prise total du corps-esprit. WU JI c’est ne rien attendre, c’est laisser faire, c’est lâcher prise.

Quand l’être s’immobilise, debout entre ciel et terre, le “MOI-JE” disparaît et l’âme reprend contact avec l’essence originelle pour entreprendre un travail d’auto-guérison.

Tout est au dedans de soi, il faut simplement le laisser émerger. Dans WU JI on devient ETRE. On reste présent, attentif au Qi, on cultive l’esprit alerte. Le travail est intense, vigilant. On n’attend pas demain pour ressentir le QI.

Préparation

  • On écarte les pensées perturbantes, on ne s’attache à aucune pensée.
  • On permet à la détente d’arriver sur soi, progressivement et doucement.

Pratique

  • Le corps doit s’unifier, se rapprocher du UN, de l’unité aussi les talons se touchent avec ouverture des pieds 30° à 60°.
  • Bien répartir le poids du corps sur les 2 pieds (talons, orteils, 1R).
  • Genoux flottants (ni fléchis, ni bloqués).
  • Bassin légèrement basculé pour ouvrir MING MEN.
  • Épaules relâchées jusqu’au bout des doigts.
  • Bras détendus le long du corps, décollés des aisselles.
  • Sommet de la tête suspendu à un fil, menton légèrement rentré.
  • Langue ne touche pas le palais.
  • Si on a beaucoup de salive dans la bouche, on l’avale d’un coup et mentalement on guide la salive jusqu’au DAN TIAN.
  • Les yeux sont mi-clos, regard devant soi sans fixer, les yeux cillent le moins possible.
  • On recherche l’immobilité totale du corps.
  • On a la sensation d’être à la fois suspendu dans l’air par BAI HUI et de sentir le périnée qui s’enfonce dans le sol.
  • On suit la respiration et on s’enfonce progressivement dans le souffle.
  • L’esprit est joyeux et léger, le sourire envahit progressivement tout le corps.
  • On laisse faire le mouvement naturel de l’énergie à l’intérieur du corps.
  • Aucun mouvement ne se fait à l’extérieur, mais uniquement à l’intérieur.
  • Si une pensée arrive alors on la laisse passer comme un nuage, on ne l’accroche pas, on revient à la CONSCIENCE TOTALE.
  • Si le corps se met à bouger sans raison, on laisse faire naturellement.
  • On peut découvrir ce que l’on cherche dans ce mouvement; une blessure ancienne, un blocage, mais on ne provoque rien.
  • On reste très vigilant, attentif et serein.

Commentaires

  1. Da Rold Audrey says:

    Merci Jean Sylvain pour cette piqûre de rappel. Comment faire la distinction entre le mental et l’égo, j’entends par là ce que l’on croit qu’est notre mental, ou ce que l’on voudrait qu’il soit et non pas ce qu’il est tout simplement?

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