Shao shang 少商

Sources : Ling Shu et Zhen Jiu Jia Yi Jing, traductions C. Milsky et G. Andrès

Le [souffle] du poumon sort au [point] Shao shang (11P) [qui se situe] sur le côté interne du pouce. […] c’est le [point] jing (puits), [son élément] est le bois […] Là sort le méridien (脈 maitaiyin de main.

Lingshu chapitre 2 : « Les points shu des quatre membres » et  Jiayi jing III-24 : « Les dix huit points du taiyin de main aux membres supérieurs »

Le [méridien] du poumon sort au [point] Shao shang (11P). Le [point] Shao shang (11P) c’est le bois. Il se situe sur le bord interne de l’extrémité du pouce de la main, distant de l’angle de l’ongle [de la largeur] d’une feuille d’échalote (韭 jiu)1. On le puncture à 0,1 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant une expiration. On y fait un cône de moxa.

Jiayi jing III-24 : « Les dix huit points du taiyin de main aux membres supérieurs »
  1. Il s’agit d’une échalote chinoise (Allium tuberosum rottler) aux feuilles étroites (environ 0,1 pouce).

Juste au moment où se déclare l’accès chaud, on peut piquer l’artère du cou de pied1 en faisant saigner. Le refroidissement est immédiat. Quand l’accès froid va se produire, on peut piquer les yangming et taiyin de main2.

Suwen chapitre 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
  1. Chong yang (42E).
  2. Shang yang (1GI), San jian (3GI), Shao shang (11P) et Tai yuan (9P).

Lorsque le pervers s’installe dans les luo des shaoyin et taiyin [une autre version dit : taiyang] de main et de pied et dans le yangming de pied qui se rencontrent tous les cinq dans l’oreille et qui en haut se lient (絡 luo) à l’angle gauche du front, et si les cinq luo sont tous épuisés, il provoque chez le patient, malgré des pulsations dans le corps, une perte complète de connaissance et le corps devient comme un cadavre ; cela s’appelle un jue cadavérique (尸厥 shijue).

On puncture l’extrémité du côté interne du gros orteil distante de l’angle de l’ongle [de la largeur] d’une feuille d’échalote1, ensuite on puncture le creux de la voûte plantaire2 puis on puncture le troisième au-dessus de l’ongle, une fois à chaque [orteil], puis on puncture le côté interne du pouce distant de l’angle de l’ongle [de la largeur] d’une feuille d’échalote3, ensuite puncturer le ministre du coeur de main**, enfin on puncture le shaoyin de main à l’extrémité de la styloïde [cubitale] une fois à chaque [main]*** et cela cesse immédiatement. 

Si cela ne cesse pas, on souffle dans ses deux oreilles à travers un tube de bambou, on coupe un pouce carré de cheveux sur son angle gauche du front et on les brûle en lui faisant boire dans un verre de bon vin. S’il ne peut boire, on lui fait ingurgiter et cela cesse immédiatement. »

Suwen chapitre 63 : « Discussion sur la piqûre miu (miu ci lun) » et Jiayi jing V-3 : « La piqûre miu »
  1. Yin bai (1Rte).
  2. Yong quan (1R)
  3. Shao shang (11P)

Voir https://medecinechinoiseclassique.fr/de-la-poncture-miu au sujet de la poncture Miu.

[Huangdi] demanda : “Quel souffle provoque des acouphènes chez l’homme ?

[Qibo] répondit : les oreilles c’est le lieu de rassemblement des vaisseaux (宗脈 zongmai)1.

C’est pourquoi, si l’estomac est vide (空 kong)2 à l’intérieur, le rassemblement des vaisseaux (宗脈 zongmai) est vide (虛 xu).

Lorsqu’il est vide [le souffle yang]3 s’écoule vers le bas et les méridiens qui y circulent (溜脈 liumai)4 sont épuisés ; c’est pourquoi on a des acouphènes.

On tonifie le [point] Ke zhu ren (3VB) et le [point] qui se situe au-dessus de l’ongle du pouce de la main à la frontière avec la chair5. »

Lingshu 28 : « Questions orales » et Jiayi jing XII-1 : « Bâillements, hoquets, sanglots, frissons, éructations, éternuements, affaissements, larmoiements, soupirs, salivation, acouphènes, morsure de la langue, pertes de mémoire et fringales »
  1. Le Taisu précise que les vaisseaux luo de cinq méridiens (les shaoyang et taiyang de main et de pied ainsi que le yangmingde main) entrent dans l’oreille.
  2. 空 kong = vacuité, opposé à 滿 man = plein, rempli ; 虛 xu = absence de force, de souffle vital, opposé à 實 shi = plein de force (souvent perverse), excité, congestionné, … (cette note provient du Jiayi jing).
  3. Les mots entre crochets proviennent du Leijing.
  4. Traduit d’après le Taisu qui dit : « Les liumai sont les méridiens dont [le trajet de] circulation entre dans les oreilles. Lorsqu’ils sont épuisés, il n’y a plus de circulation et ils sont vides, c’est pourquoi il y a des acouphènes. »
  5. Shao shang (11P).

Selon Ling Shu ce que l’on appelle les 59 punctures [sont] : sur les côtés interne et externe des deux mains, il y en a trois de chaque [côté], soit [douze] points en tout [c’est à dire Shao shang (11P), Zhong chong (9PC), Shao chong (9C) du côté interne et Shao ze (1IG), Guan chong (1SJ), Chang yang (1GI) du côté externe].

Aux intervalles des cinq doigts1, il y en a un à chaque [intervalle], soit huit points en tout [c’est à dire Hou xi (3IG), Zhong zhu (3SJ), San jian (3GI), Shao fu (8C)].

Il en est de même aux pieds [c’est à dire Shu gu (65V), Zu lin qi (41VB), Xian gu (43E), Tai bai (3Rte)].

[Au-dessus du front], à 1 pouce à l’intérieur des cheveux, il y en a trois de chaque [côté], soit six [points] en tout [c’est à dire Wu shu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V)].

Plus loin, à trois pouces à l’intérieur des cheveux, il y en a cinq de [chaque] côté, soit dix [points] en tout [c’est à dire Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB), Nao kong (19VB)].

En avant et en arrière de l’oreille, au-dessous de la bouche, il y en a un à chaque endroit qui, avec celui du milieu de la nuque, en fait six en tout [c’est à dire Ting hui (2VB), Wan gu (12VB), Cheng jiang (24RM), Ya men (15DM)].

Il y en a un au vertex [c’est à dire Bai hui (20DM)], un au [point] Xin hui (22DM), un à chaque bord des cheveux [Selon Leijing, il s’agit de deux points : l’un au bord des cheveux en avant, c’est à dire Shen ting (24DM) et l’autre en arrière, c’est à dire Feng fu (16DM)], un au point Lian quan (23RM), deux au point Feng chi (20VB) et deux aux [points] Tian zhu (10V).

Le Su Wen déclare que les 59 [points] sont les suivants : cinq points sur [chacune des] cinq lignes de la tête2 pour disperser par le haut le reflux de la chaleur de tous les yang.

[Les points] Da zhu (11V), Ying shu (1P), Que pen (12E), Bei shu (12V)* servent tous les huit à disperser la chaleur du thorax.

[Les points] Qi chong (30E), San li (36E), Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) servent tous les huit à disperser la chaleur de l’estomac.

[Les points] Yun men (2P), Yu gu (15GI), Wei zhong (40V) et Sui kong (11R)** servent tous les huit à disperser la chaleur des quatre membres.

Les cinq [points] situés des deux côtés des points shu [du dos] des cinq organes [Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi shu (49V) et Zhi shi (52V)] servent tous les dix à disperser la chaleur des cinq organes.

Ces 59 [points] sont à gauche et à droite [des points importants pour guérir les maladies] fébriles.

Jia Yi Jing VII-1 : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens » et Su Wen, chapitre 61 : « Les points eau et chaleur », Ling Shu chapitre 23 : « Maladies fébriles »

* 背輸 Bei shu est un nom secondaire des points 11V, 12V et 15V. Il s’agit ici du 12V.
** 髓空 Sui kong est un nom secondaire des points 11R et 2DM.

  1. Selon le Leijing, il s’agit des points situés en arrière des articulations métacarpo-phalangiennes.
  2. Le Leijing précise : « les cinq lignes de la tête indiquent les cinq trajets des méridiens, le dumai, les deux taiyang de pied et les deux shaoyang de pied. Les cinq points sont respectivement : Shang xing (23DM), Xin hui (22DM), Xian ding (21DM), Bai hui (20DM) et Hou ding (19DM) ; Wu chu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V), Luo que (8V) et Yu zhen (9V) ; Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB) et Nao kong (19VB) ; soit 25 points en tout. »

Les maladies fébriles qui ressemblent à la malaria avec tremblements dus au froid, gonflement des régions sous-maxillaires, ballonnement abdominal, regard de travers et bruits dans la gorge relèvent du [point] Shao shang (11P).

Jia Yi Jing VII-1 : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »

Dans la malaria avec jue froid ou jue chaud, anxiété, hoquet fréquent, sensation de plénitude [dans la région] du coeur (心滿 xinman) et transpiration, on puncture le [point] Shao shang (11P) en le faisant saigner et [le patient] guérit immédiatement.

Jia Yi Jing VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang »

Froid et grelottement, anxiété, mains et bras insensibles, salive mousseuse, lèvres sèches et absorption liquidienne importante, contracture des poignets, douleurs articulaires des doigts, distension des poumons, remontée du souffle, acouphènes, toux et dyspnée avec reflux [du souffle] bi, douleurs aux bras, vomissements, non descente des aliments et des boissons, distension par gonflement [du thorax et de l’abdomen] relèvent du [point] Shao shang (11P).

Jia Yi Jing VIII-1 : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de fièvre et de frissons »

Acupuncture de Maitre Tung Jing-chang 董氏针灸

Shao shang 少商 est utilisé en micro-saignée pour traiter les épistaxis. On peut simplement le presser délicatement pendant 5 minutes chez les enfants de moins de 3 ans.

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