Les méthodes de poncture du Ling Shu

Avant de discuter des méthodes de poncture présentées dans le chapitre 7 du Ling Shu, nous pouvons rapidement rappeler qu’en acupuncture classique ce sont les aiguilles qui produisent l’effet thérapeutique recherché, suite à une différentiation des déséquilibres d’après la dialectique du Yin et du Yang, des Wu Xing et des Jing Luo.

Les 9 aiguilles traditionnelles sont présentées au premier chapitre du Ling Shu et devrait faire l’objet d’une attention très particulière.

La symbolique des 9 aiguilles est largement abordée durant mes cours.

Elle permet de révéler dès les premières lignes la véritable intention des rédacteurs de cet ouvrage canonique.

1ère aiguille = CHAN  “l’aiguille du CIEL” = la flèche

Traditionnellement sa longueur est de 1,6 pouces. Elle est en boule avec une petite pointe en forme de flèche. Elle est utilisée pour les punctures superficielles au niveau de la peau. Elle correspond au CIEL, au haut du corps, au POUMON, à la peau >>> disperser  un état d’excès de YANG

2ème aiguille = YUAN “aiguille de la terre” = la ronde

Traditionnellement sa longueur est de 1,6 pouces. Elle est à l’extrémité arrondie en bec de canard aplati. C’est une aiguille de MASSAGE, de GRATTAGE >>> disperser le QI des méridiens tendino-musculaires (Jing Jin)

3ème aiguille = DI  “aiguille de l’HOMME” = la mousse

Traditionnellement sa longueur est de 3,5 pouces. Elle a un bout émoussée, rond qui ne traverse pas la peau. C’est une aiguille de massage, qui agit uniquement sur la superficie >>> équilibrer l’énergie et le sang dans les vaisseaux

4ème aiguille = FENG “aiguille aigue” = les saisons

Traditionnellement sa longueur est de 1,6 pouces. Elle est acérée avec une pointe biseautée. C’est une aiguille triangulaire, utilisée pour les saignées. >>> rétablir la circulation dans les vaisseaux et de clarifier les fortes fièvres

5ème aiguille = PI “aiguille épée”  = la musique

Traditionnellement sa longueur est de 4 pouces. C’est une aiguille à la pointe aigue, en forme de sabre. Le nombre 5 correspond aux 5 notes de musique de la gamme pentatonique, 5 tons. Ces 5 notes sont en harmonie, et l’aiguille PI vise à rétablir cette harmonie >>> ouvrir les abcès CHONG à la surface de la peau pour faire sortir le pus. Aiguille de dispersion (furoncles = abcès de type YANG).

6ème aiguille = YUAN LI  “aiguille ronde et effilée” = les 12 TUBES SONORES

Traditionnellement sa longueur est de 1,6 pouces. Elle correspond aux 6 notes et aux 12 tubes sonores. L’aiguille a une extrémité pointue, épaisse et arrondie. C’est une aiguille courante épaisse, de dispersion forte >>> harmoniser les 12 méridiens, disperser les perversités

7ème aiguille = HAO “aiguille fine” = les 7 ÉTOILES

Traditionnellement sa longueur est de 3,6 pouces. C’est l’aiguille la plus fine, elle est comme un cheveu. Sa finesse permet de ne pas blesser l’énergie droite >>> tonifier le QI et le XUE et disperser

8ème aiguille = CHANG “aiguille longue” = les 8 DIRECTIONS

On l’appelle aussi MANG ZHEN « longue comme une barbe de blé ». C’est une aiguille fine dont traditionnellement la longueur est de 7 pouces. Elle est longue, fine et très pointue. Elle est indiquée dans les douleurs rhumatismales, les troubles menstruels, les problèmes intestinaux >>> tonifier ou disperser, mais elle peut s’utiliser sans manipulation, on la retire quand on a obtenu le QI.

9ème aiguille = DA  “aiguille grande” = les 9 RÉGIONS

Traditionnellement sa longueur est de 4 pouces. Elle est ronde, épaisse et son extrémité est pointue. C’est une aiguille de drainage, qui permet de faire sortir l’eau des articulations gonflées. Les liquides en excès s’écoulent après la puncture. On peut la chauffer pour certains rhumatismes ou œdèmes (gonflement articulaire avec perversité froide).

Les neuf méthodes de poncture et leurs applications

Il y a neuf piqûres correspondant aux neuf altérations (jiubian).
La première s’appelle la piqûre shu. La piqûre shu, c’est la puncture des [points] ying et shu des méridiens et des [points] shu des organes.

La deuxième s’appelle la piqûre yuandao. La piqûre yuandao, c’est traiter en bas quand la maladie est en haut, et piquer les points (shu) des entrailles.

La troisième s’appelle la piqûre jing. La piqûre jing, c’est la poncture dans la zone du méridien des luo noués des grands méridiens.

La quatrième s’appelle la piqûre luo. La piqûre luo, c’est la poncture des vaisseaux sanguins des petits luo (xiaoluo).

La cinquième s’appelle la piqure fen. La piqûre fen, c’est la poncture dans le plan de séparation tie la chair.

La sixième s’appelle la piqûre daxie. La piqure daxie c’est la poncture des grandes suppurations avec l’aiguille-poignard.

La septième s’appelle la piqûre mao. La piqûre mao, c’est la poncture des bi superficiels de la peau.

La huitième s’appelle la piqûre ju. La piqure ju, c’est pour la gauche traiter à droite et pour la droite traiter à gauche.

La neuvième s’appelle la piqûre cui. La piqûre cui, c’est le traitement du bi’ au moyen de l’aiguille de feu (fanzhen).

Ling Shu chapitre 7

Neuf est le nombre maitre, le nombre du feu, du Cœur empereur et des vaisseaux sanguins, et par conséquent, il existe neuf méthodes de poncture et neuf altérations de la dynamique circulatoire qui représentent respectivement, toutes les méthodes de poncture et toutes les maladies.

En d’autres termes, ces neuf méthodes de poncture peuvent être utilisées pour traiter toutes sortes de maladies.

(1) “Shu-Ci” consiste à poncturer les points shu. C’est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des Zang-Fu en poncturant les cinq points shu.

(2) “Yuandao-Ci” consiste à poncturer un point situé sur la partie inférieure du corps lorsque la maladie est située dans la partie supérieure.

Cette méthode traite les Fu. 

“Shu-Ci” est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des Zang Fu. D’après le Chapitre 4 du Ling Shu, «il existe un autre groupe de points autres que les cinq points shu pour traiter le dysfonctionnement des Fu : les « points He-Mer inférieurs ». Tous ces points sont situés sur le membre inférieur.

Le chapître 1 du Ling Shu dit que les cinq points shu représentent tous les points des canaux, “Shu-Ci” et “Yuandao-Ci” sont donc des méthodes pour traiter toutes les maladies liées au dysfonctionnement des Zang Fu et des canaux.

(3) “Jing-Ci” consiste à poncturer le point où un trajet séparé (bie) diverge du trajet du canal principal. Le chapitre 10 du Ling Shu décrit la symptomatologie des ces branches séparées (bie). “Jing-Ci” est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des branches divergentes (bie) des canaux principaux.

(4) “Luo-Ci” consiste à poncturer les collatéraux. C’est la méthode pour traiter la dysfonction des collatéraux, mais pas des “grands collatéraux”. Le Chapitre 3 du Ling Shu nous dit : «La puncture consiste à éliminer la stagnation du sang». Le Su Wen chapitre 62 déclare, «piquer le collatéral si l’on observe une stase de sang».

Le Su Wen chapitre 24 déclare également qu’il faut d’abord faire saigner en cas de stagnation du sang, puis traiter le méridien.

Le chapitre 10 du Ling Shu dit : “Piquer les collatéraux à l’endroit où ils sont bizarres (où ils montrent une couleur anormale ou une apparence anormale). Piquer les collatéraux lorsqu’ un Qi pathogène les attaque. Sinon, le Qi pathogène se transformera en syndrome Bi”. 

«Jing-Ci» et «Luo-Ci» sont les méthodes pour traiter toutes sortes de dysfonctions des collatéraux.

(5) “Fen-Ci” consiste à poncturer entre les muscles. C’est la méthode pour traiter les troubles des muscles.

(6) “Daxie-Ci” consiste à poncturer les pustules en appliquant “Pizhen”. C’est la méthode pour traiter les pustules dues à la chaleur et à la stagnation du sang dans les couches musculaires.

(7) “Mao-Ci” consiste à poncturer la peau en cas de syndrome bi de la peau. C’est la méthode pour traiter toutes les maladies de la peau.

(8) “Ju-Ci” consiste à poncturer le côté gauche du patient lorsque la localisation de la maladie est du côté droit du patient, et vice versa.

Le chapitre 62 du Su Wen indique que “si on observe chez un patient un symptôme sur le côté gauche alors que son pouls est anormal du côté droit, il faut appliquer la technique Ju-Ci.”

La condition d’application de « Ju-Ci » est que le côté où le pouls est anormal est opposé au côté où le symptôme apparaît.

“Ju-Ci” est la méthode pour traiter le dysfonctionnement des Zang Fu ou des canaux en poncturant à l’opposé de l’endroit où le symptôme apparaît.

(9) “Cu-Ci” consiste à traiter les syndromes bi par l’aiguille de feu. Le chapitre 13 du Ling Shu indique que “les crampes sont dues au froid: la flaccidité est due à la chaleur.”

“Cu-C” est la méthode pour traiter les crampes.

“Fen-Ci” est la méthode générale pour traiter les maladies des muscles mais “Cu-Ci” est spécifique au traitement des crampes dues à la présence de froid.

Les douze méthodes de poncture et leurs applications

Les piqûres ont douze modes (jie) pour correspondre aux douze méridiens.

Le premier s’appelle la piqûre ou (i.e. un nombre pair, on utilise deux points). Lorsque l’on fait la piqûre ou, on poncture un point douloureux derrière et un point douloureux devant. On l’utilise pour saigner le bi du cœur. La technique pour la poncture Ou s’appelle Pangzhen.

La deuxième s’appelle la piqûre bao (i.e. répéter, on traite plusieurs points). On poncture directement [dans l’endroit douloureux] et on laisse l’aiguille puis on appui au dessus et en dessous autour de l’aiguille avec la main gauche. On retire l’aiguille lorsqu’un autre point douloureux est trouvé et on répète le même procédé.

La troisième s’appelle la piqûre hui (i.e. relâcher, détendre). Lorsque l’on fait la piqûre hui, on puncture verticalement le point douloureux du muscle, puis on insère une autre aiguille à coté de la première en demandant au patient de mobiliser son corps afin de relaxer la crampe musculaire. On l’utilise pour soigner le bi des tendons.

La quatrième s’appelle la piqûre qi. Lorsque l’on fait la piqûre qi, on enfonce une [aiguille] dans le point douloureux et deux autres à côté. Cela s’appelle aussi méthode des trois aiguilles.  La méthode des trois aiguilles  [est employée pour] soigner le syndrome bi froid localisé dans les couches plus profondes et limité à une petite zone.

La cinquième s’appelle la piqûre yang. Lorsque l’on fait la piqûre yang, on enfonce [une aiguille] tout droit et quatre à côté, de façon superficielle afin de soigner le syndrome bi froid sur une zone de la peau largement étendue.

La sixième s’appelle la piqûre zhizhen. Lorsque l’on fait la piqûre zhizhen, on pince (yin) la peau et on puncture afin de soigner le syndrome bi froid de la peau limité à une petite surface.

La septième s’appelle la piqûre shu. Lorsque l’on fait la piqûre shu, on retire l’aiguille rapidement après son insertion, on utilise peu d’aiguilles et on puncture profondément. On l’applique pour traiter la chaleur excessive.

La huitième s’appelle la piqûre duan (i.e. proche, à coté). Lorsque l’on fait la piqûre duan qui traite (ci) le Bi des os (gubi), on l’enfonce profondément l’aiguille à la proximité des os et on la soulève et l’enfonce afin de frotter les os.

La neuvième s’appelle la piqûre fu, Lorsque l’on fait la piqûre fu, on enfonce l’aiguille de façon oblique et superficielle afin de soigner les contractions des muscles dues au froid (ji bi).

La dixième s’appelle la piqûre yin (On fait la piqûre yin pour traiter les maladies dues à l’excès du Yin). On poncture les points du shaoyin bilatéralement pour traiter le syndrome du jue froid.

La onzième s’appelle la piqûre pangzhen. Lorsque l’on fait la piqûre pangzhen , on puncture verticalement en visant le point douloureux avec une aiguille et on insère ensuite  une deuxième aiguille à coté de la premère afin de soigner le bi chronique. 

La douzième s’appelle la piqûre zan. Lorsque l’on fait la piqûre zan, on applique plusieurs aiguilles sur la pustule et on fait saigner, on poncture superficiellement et on retire rapidement l’aiguille. On l’utilise pour soigner les pustules.

Ling Shu chapitre 7

Le chapitre 62 du Su Wen dit que «toutes sortes de maladies sont causées par un dysfonctionnement du Qi et du Sang».

Le Qi et le Sang sont transférés par les canaux aux muscles et aux articulations puis aux Zang Fu.

De ce point de vue, toutes les maladies peuvent être considérées comme un dysfonctionnement des douze méridiens.

Il existe douze méthodes de poncture qui correspondent au dysfonctionnement des douze méridiens ce qui suggère que ces douze méthodes peuvent être utilisées pour traiter toutes sortes de maladies.

Comparées aux neuf méthodes de poncture, les douze méthodes de poncture donnent plus de détails sur la façon de poncturer les maladies de la peau, des muscles, des tendons et des os.

Par exemple, nous savons que “Mao-Ci” consiste à poncturer la peau en cas de syndrome bi de la peau.

Dans les douze méthodes de poncture, c’est “Zhizhen-Ci” qui est appliquée pour traiter les maladies de la peau limitées à une petite zone alors que “Yang-Ci” est appliqué pour traiter les maladies de la peau sur une zone plus large.

La plupart des acupuncteurs pensent que la méthode “Ou-Ci” consiste à traiter les points Bei Shu et Mu : “Il s’agit de poncturer un point sensible sur le dos et un autre sur la face antérieure du tronc; on l’utilise pour traiter le Bi du Cœur. La technique Ou Ci est appelée Pangzhen .”

“Ou-Ci” utilise bien deux points pour le traitement, mais la technique de poncture utilisée est Pangzhen.

Pangzhen est l’une des douze méthodes de poncture :  “La onzième méthode est appelé Pangzhen-Ci, elle consiste à poncturer directement le point douloureux (ashi) et ensuite à insérer une autre aiguille à côté de la première. Elle est utilisée pour traiter le syndrome bi récalcitrant.”

Le chapitre 13 du Ling Shu dit que “les points utilisés pour traiter les maladies des tendons sont appelés  points ashi.”

La méthode Pangzhen est utilisée pour traiter les troubles des tendons, pas les maladies des Zang Fu.

Les points ashi sont situés sur les tendons, ce ne sont pas des points des canaux principaux.

En outre, dans le chapitre 43 du Su Wen il est dit que «les manifestations pathologiques du bi du cœur sont des palpitations, une apparition soudaine d’asthme accompagnée d’une sensation de peur, gorge sèche, et hoquet.

“Ou-Ci” ne se rapporte pas à la méthode de traitement des points Bei Shu et Mu. Le Bi du Cœur est le Bi de la poitrine, c’est une maladie des tendons.

Dans toutes les techniques décrites ci-dessus, la pointe de l’aiguille atteint toujours la couche où se trouve la maladie.

Par exemple, avec “Duan-Ci”, la pointe de l’aiguille atteint l’os afin de traiter une maladie de l’os.

Cela reflète l’un des principes les plus importants dans les techniques d’acupuncture concernant la profondeur de poncture.

En d’autres termes, il faut poncturer pour atteindre l’emplacement de la maladie.

Les cinq méthodes de poncture et leurs applications

Il y a cinq piqûres pour correspondre avec les cinq organes.

La première s’appelle la piqûre ban [demi-piqûre]. Lorsque l’on fait la piqûre ban, on enfonce superficiellement l’aiguille et on la retire rapidement, comme si on arrachait un cheveu, pour qu’elle ne blesse pas la chair. On s’en sert pour traiter le souffle de la peau. Cette piqûre correspond au poumon.

La deuxième s’appelle la piqûre baowen [en taches de léopard]. Lorsque l’on fait la piqûre baowen, on pique à gauche et à droite, devant et derrière. Elle a pour but d’atteindre les vaisseaux et on s’en sert pour traiter le sang des méridiens et des luo. Cette piqûre correspond au coeur.

La troisième s’appelle la piqûre guan [articulaire]. Lorsque l’on fait la piqûre guan, on puncture verticalement à gauche et à droite sur les extrémités des tendons. On s’en sert pour traiter le bi des tendons (jinbi). Il faut prendre garde de ne pas faire saigner. Cette piqûre correspond au foie. Elle s’appelle aussi la piqûre yuan ou encore la poncture qi.

La quatrième s’appelle la poncture hegu. Lorsque l’on fait la piqûre hegu, on pique dans le plan de séparation de la chair à gauche et à droite en forme de patte de coq. On s’en sert pour traiter le bi de la chair (jibi). Cette piqûre correspond à la rate.

La cinquième s’appelle la piqûre shu. Lorsque l’on fait la piqûre shu, on enfonce et on retire [l’aiguille] verticalement et on pénètre profondément jusqu’aux os afin de traiter le bi des os (gubi). Cette piqûre correspond au rein.

Ling Shu chapitre 7

Dans le chapitre 10 du Su Wen il est dit que« le cœur se gouverne les vaisseaux, le poumon gouverne la peau, le foie gouverne les tendons, le pancréas gouverne les chairs, les rein gouvernent les os.”

Cette affirmation révèle les relations physiologiques particulières entre les cinq Zang et les 5 tissus.

Les cinq méthodes de poncture sont le reflet de cette théorie.

Les cinq méthodes de poncture traitent la peau, les vaisseaux, le muscle, le tendon et l’os. 

Le Su Wen au chapitre 50 stipule que “celui qui pique la peau ne doit pas léser le muscle.

Si le muscle est blessé il affectera la fonction du pancréas et le patient souffrira de ballonnements avec agitation durant la période qui correspond au pancréas.

Le chapitre 50 du Su Wen indique également que «la poncture profonde ou superficielle doit correspondre à l’emplacement de la maladie». 

La pointe de l’aiguille doit atteindre la couche où se trouve la maladie.

Lors du traitement d’un dysfonctionnement des méridiens ou des Zang Fu, nous devons traiter les points et la profondeur de poncture dépend de la saison.

On devrait utiliser les cinq points Shu des méridiens Yin pour traiter les dysfonctionnements des cinq Zang.

Dans l’énumération des 9, 12 et 5 méthodes de poncture, certaines techniques portent le même nom, mais traitent des problèmes différents.

Par exemple, dans les 9 méthodes, “Shu-Ci” est utilisée pour traiter les Zang par la poncture des points Ying et Shu, alors que dans les 12 méthodes, “Shu-Ci” consiste à retirer l’aiguille juste après l’insertion et à poncturer profondément pour traiter une chaleur excessive. Enfin, dans les 5 méthodes, “Shu-Ci” consiste à insérer l’aiguille de façon à ce que sa pointe atteigne l’os et est utilisée pour traiter le syndrome bi des os. 

La différenciation détermine la méthode de poncture à utiliser.

Par conséquent, une différenciation correcte est la condition préalable à l’application de la poncture.

Si par exemple, la maladie se trouve dans les chairs alors on peut appliquer “Fu-Ci” des douze méthodes ou “Hegu-Ci” des cinq méthodes.

La méthode de poncture n’est pas seulement le reflet mais également la conclusion d’une différenciation correcte.

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