Guang ming 光明

Sources : Ling Shu et Zhen Jiu Jia Yi Jing, traductions C. Milsky et G. Andrès

Le luo (別 bie) de shaoyang de pied s’appelle Guang ming (37VB). Il se sépare à cinq distances au-dessus de la malléole pour aller au jueyin et descend parallèlement au méridien pour établir une liaison (絡 luo) sur le dessus du pied.

On le puncture à 0,6 pouces de profondeur, pendant sept expirations. On y fait cinq cônes de moxa.

Jiayi jing II-1 (2) et III-34 : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »

Le shaoyang de pied s’enracine (根 gen) à Qiao yin (44VB), s’écoule (溜 liu) à Qiu xu (40VB), se déverse (注 zhu) à Yang fu (38VB), entre (入 ru) à Tian rong (17IG)1 et à Guang ming (37VB)2 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter.

Lingshu 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
  1. Le texte correspondant du Jiayi jing écrit « Tian chong (9VB) ».
  2. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 maiyang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 he suivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yang de main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée […] ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c\’est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). »

Lorsque la maladie est dans le yang de yin, on puncture les [points] luo des yang1.

Lingshu 6 : « Durée de vie, dur et mou » / Jiayi jing VI-6 : « Importante discussion sur l’examen de la forme corporelle à l’extérieur et à l’intérieur, des jeunes et des vieux, des gras et des maigres et sur la clarté d’esprit le matin et l’aggravation le soir chez les malades »
  1. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ceci veut dire que lorsque les cinq organes sont malades et que [la maladie] se situe dans la peau, on doit puncturer le [point] luo des méridiens yang ».
    Le Lingshu jizhu dit : « La maladie est dans le yang de yin signifie qu’à l’intérieur les six entrailles sont malades, c’est pourquoi on doit puncturer les vaisseaux luo. ».
    Le Leijing dit : « Le yang de yin désigne une maladie yin dans le yang. On doit puncturer les vaisseaux luo car les vaisseaux luo sont superficiels et se trouvent tous en zone yang. »

Le luo (別 bie)1 du shaoyang de pied s’appelle Guang ming (37VB). Il se sépare à cinq distances au-dessus de la malléole pour aller au jueyin et descend parallèlement au méridien pour établir une liaison (絡 luo) sur le dessus du pied.

En cas de plénitude, c’est un jue2 ; en cas de vide, c’est [la maladie] wei, on ne peut se relever de la position assise3.

On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien] […]

Chacun de ces quinze luo4, en cas de plénitude, est obligatoirement visible ; en cas de vide, ils sont obligatoirement enfoncés.

Quand ils ne sont pas visibles, on les cherche en avant et en aval [du point luo, car] les méridiens (經 jing) des hommes n’étant pas identiques, les vaisseaux luo sont également différents5.

Lingshu 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
  1. Ici le luo est appelé bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas luo mais bie parce qu’au niveau de ce point [le luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».
  2. Les jue sont des maladies causées ordinairement par l’obstruction ou le reflux du souffle.
  3. Les maladies wei ou weibi correspondent à des paralysies atrophiques qui prédominent dans les membres.
    Le Taisu dit : « Si le [méridien] luo de shaoyang est en plénitude au-dessus de la ceinture on souffre surtout de reflux par jue, si le méridien (luo) est vide au-dessous de la ceinture c’est la maladie wei, on trébuche et ne peut marcher ».
    Le commentaire moderne précise qu’il s’agit ici d’un jue chaud causé par le vide du yin et la plénitude du yang.
    Les vaisseaux luo étant obstrués, le yin et le yang des quatre membres n’arrivent pas à circuler harmonieusement.
  4. Le Leijing écrit : « Dans ce chapitre, le luo (別 bie) de taiyin de pied s’appelle gongsun, mais il y a aussi le grand luo de la rate qui s’appelle dabao, le luo (別 bie) de yangming de pied s’appelle fenglong, mais dans [le chapitre] “Sur la respiration et le pouls du sujet sain” (Suwen 18), il y a aussi le grand luo de l’estomac qui s’appelle xuli. Cependant, chaque méridien n’a qu’un seul luo, mais la rate et l’estomac en ont chacun deux, car la rate et l’estomac sont l’origine (本 ben) des organes et des entrailles et les douze méridiens en reçoivent tous le souffle. On compte en tout seize luo. »
  5. Le Taisu dit : « En cas de plénitude, le sang remplit les vaisseaux, c’est pourquoi [ils sont] obligatoirement visibles ; en cas de vide, le sang manque dans les vaisseaux, c’est pourquoi ils s’enfoncent obligatoirement. Les vaisseaux enfoncés sont difficiles à voir, c’est pourquoi on les cherche en amont ou en aval. L’homme est doté du souffle et du corps, aucune partie ne peut être identique [chez les sujets différents], comment serait-il possible qu’il y ait des méridiens et des luo identiques ? C’est pourquoi il faut les chercher en amont et en aval et alors on peut les voir. »

Si la station debout prolongée entraîne engourdissement et endolorissement de la jambe, on traite la “chaîne” du shaoyang (Guang ming) qui est à 5 cun au-dessus de la malléole externe. »

Suwen 60 : « Des creux osseux »

Les maladies convulsives relèvent des [points] Xin hui (22VG), Bai hui (20VG), ainsi que des [points] Tian zhu (10V), Ge shu (17V), Shang guan (3VB), Guang ming (37VB).

Jiayi jing VII-4 : « Maladies convulsives provoquées par l’attaque du vent et du froid et de l’humidité du taiyang »

Le wei des membres inférieurs (痿躄 weibi) et l’impossibilité de se relever une fois assis en cas de vide et jue, les douleurs et la chaleur fréquente aux jambes, l’engourdissement du corps, l’atrophie unilatérale des mains et des pieds et la morsure fréquente des joues en cas de plénitude relèvent du [point] Guang ming (37VB). »

Jia Yi Jing X-4 : « Les [maladies] wei provoquées par la chaleur qui est dans les cinq organes »

La folie furieuse (狂疾 kuangji) relève du [point] Ye men (2TR) et aussi des [points] Xia xi (43VB), Qiu xu (40VB) et Guang ming (37VB).

Jia Yi Jing XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »

Dans les convulsions infantiles (驚癇 jingxian), on puncture les cinq méridiens suivants : les taiyin de main et de pied1, chacun cinq fois lorsqu’on puncture le méridien ; le taiyang2, cinq fois ; le shaoyin de main à côté du luo du méridien, une fois3 ; le yangming de pied4, une fois ; [le shaoyang de pied] à cinq distances au-dessus de la malléole5, trois fois.

Jia Yi Jing XII-11 : « Diverses maladies infantiles / SW 28 : « discussion générale sur le vide et le plein »
  1. Seulement le taiyin de main selon Suwen et Taisu
  2. Taiyang de pied selon Taisu et Wang Bingtaiyang de main selon Suwen zhuzheng fawei et Leijing
  3. Selon Wang Bing, il s’agit de Zhi zheng (7IG). Selon Leijing il s’agit du point jing (passage) du shaoyin de main nommé Ling tai (nom du 10VG !) ; le point jing (passage) dushaoyin de main se nomme Ling dao (4C). Selon Wu Kun : « lorsque l’on dit à côté de tel méridien, [cela signifie que] ce n’est ni le méridien, ni un point, [mais qu’il faut] traiter les sunluo ».
  4. Point Jie xi (41E) selon Wang BingSuwen zhuzheng fawei et Leijing.
  5. Le nom du méridien a été rajouté car, selon Wang Bing et Leijing, il s’agit du point Guang ming (37VB). Cependant, d’après Suwen zhuzheng fawei, il s’agit du point Zhu bin (9Rn).

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