Comment un grand médecin devrait être formé pour la pratique de la médecine d’après Sun Simiao (581-682)

Quiconque aspire à devenir un grand médecin doit devenir intimement familier avec les classiques suivants: les questions simples (Huangdi neijing suwen), le classique systématique de l’acupuncture et de la moxibustion (Zhenjiu jiayi jing), le classique de l’empereur jaune (Huangdi neijing lingshu) et les lois de la circulation de l’énergie du Hall des Lumières (Mingtang liuzhu).

En outre, il faut maîtriser le système du diagnostic par le pouls des douze canaux, des trois emplacements et des neuf positions, le système des cinq zang six fu, le concept de superficie et de profondeur, les points, la matière médicale sous la forme des herbes simples, des associations d’herbes, et des formules classiques présentées dans les écrits de Zhang Zhongjing (auteur du Shang zabing lun), de Wang Shuhe (auteur du Maijing), de Ruan Henan (4ème siècle, auteur du Rao Henan yaofang), de Fan Dongyang (308-372, auteur du Fang Fan Dongyang), de Zhang Miao (4ème siècle), de Jin Shao (4ème siècle) et d’autres maîtres.

De plus, il faut maîtriser la science de la détermination Yin-Yang du destin (yinyang lu ming), de toutes les écoles de physionomie (xiangfa) et de la technique divinatoire d’interprétation des cinq présages dans les carapaces de tortues ( shaogui wuzhao), ainsi que l’habileté de la divination du Livre des changements en utilisant le système des tiges célestes et des branches terrestres qui forment un cycle de soixante ans (Zhouyi liuren).

Il est impératif que l’on maîtrise toutes ces méthodes avec la profondeur d’un expert, alors seulement on peut devenir un grand médecin. Sans ces connaissances, ce sera comme si on n’avait pas d’yeux ou si on trébuchait pendant la nuit, destiné à tomber et à échouer dès le départ.

De plus, il faut étudier les méthodes de traitement assemblées dans cette collection (Beiji qianjin yaofang, 652) jusqu’à un certain degré de perfection, contempler les merveilleux principes qui les ont engendrés et les faire siens en appliquant beaucoup de soin et de profondeur.

On peut alors commencer à donner des conseils éclairés sur la voie de la médecine.

En outre, il faut avoir lu dans toutes les catégories d’écriture traditionnelle.

Pourquoi?

Parce que si l’on ne lit pas les Cinq Classiques (Yijing, Liji, Shijing, Shujing, Lüshi chunqiu), la voie de l’amour altruiste et de la retenue nous restera étrangère.

Si l’on ne lit pas les Trois Histoires (Shiji, Hanshu, Dong guan ji), les événements importants des temps anciens et leurs répercussions dans le présent ne pourrons pas nous inspirer.

Si on ne lit pas les écrits philosophiques des anciens maîtres, la véritable essence de tout ce à quoi nous sommes confrontés restera voilée.

Si l’on ne lit pas les classiques il se peut que nous ne connaissions jamais vraiment les vertus de la miséricorde et de la compassion.

Sans lire Laozi et Zhuangzi, nous ne saurons pas vivre en harmonie avec la nature et nous aligner avec les cycles du macrocosme, ce qui provoque les hésitations constantes qui viennent avec la croyance en la «bonne fortune» ou la «mauvaise fortune».

Enfin, il faut étudier la dynamique complexe des cinq éléments en circulation (wuxing xiuwang), et le système astrologique de calcul de la position et de la relation entre le soleil, la lune et les cinq planètes (qiyao tianwen).

Si vous pouvez étudier et apprendre tous ces sujets correctement, il n’y aura aucun obstacle sur votre chemin vers la pratique médicale, et les résultats seront parfaits à tous points de vue!

(Traduit par Heiner Fruehauf)

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