Cohérence cardiaque et acupuncture optimale

Le système nerveux végétatif ou autonome

Le système nerveux végétatif ou autonome est constitué de fibres sensitives et motrices et gère automatiquement une grande partie des fonctions de l’organisme, dont la respiration et le rythme cardiaque. Il se compose de deux système antagonistes, le sympathique (ou orthosympathique) et le parasympathique qui agissent à l’aide de médiateurs chimiques en induisant un effet accélérateur sur l’organisme pour le premier et freinateur pour le second.

Ainsi l’orthosympathique stimule le mental, place le corps en alerte, prêt à passer à l’action, et induit une accélération des fonctions cardiaque et respiratoire en cas de danger ou de stress par exemple.

Le parasympathique produit l’effet contraire puisqu’il permet d’apaiser l’esprit et de reposer l’organisme, d’économiser les fonctions cardiaque et respiratoire et de permettre une rapide récupération lorsque le danger a disparu.

Le système nerveux autonome n’est pas en règle générale soumis à notre volonté mais on peut toutefois agir dessus par la respiration et modifier notre fréquence cardiaque.

Ainsi, on a observé depuis longtemps, que l’inspiration stimule le système sympathique, ce qui induit une légère accélération du rythme cardiaque tandis que l’expiration stimule, elle, le système parasympathique, ce qui produit l’effet inverse, un léger ralentissement du cœur.

Le cœur et la respiration

Les fonctions cardiaque et respiratoire sont étroitement liées. On estime que la fréquence respiratoire moyenne d’un adulte au repos est de 12 à 20 cycles par minute tandis que la fréquence cardiaque de ce même adulte au repos est de 60 à 80 battements par minute.

En simplifiant on voit émerger un rapport 4-1, sachant que quatre battements cardiaques se produisent en moyenne lors d’un seul cycle respiratoire constitué d’une phase d’inspiration qui dure environ deux battements, suivie d’une phase d’expiration durant également deux battements.

Compte tenu de l’effet de stimulation antagoniste de l’inspiration et de l’expiration sur le cœur, on comprend bien l’arythmie induite au niveau du cœur par la respiration et qu’il existe donc une certaine variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). La VFC est le degré de fluctuation de la durée des contractions du cœur, ou de l’intervalle entre deux contractions. Une variabilité élevée indique une bonne capacité immédiate d’adaptation du cœur aux sollicitations et est ainsi à la fois un signe et un facteur de santé.

La VFC apporterait des indices assez fiables dans plusieurs champs tels que les réponses physiologiques liées aux émotions et les réponses physiologiques liées au stress. La VFC serait un bon indicateur du risque cardio-vasculaire et de la mortalité.

Deux choses à retenir :

1/ En agissant volontairement sur la fréquence respiratoire, on tend à modifier globalement et assez proportionnellement la fréquence cardiaque

2/ L’inspiration et l’expiration génèrent naturellement une arythmie cardiaque sachant que l’un agit sur le système sympathique et l’autre sur le parasympathique.

La cohérence cardiaque

L’état de cohérence cardiaque est obtenue lorsqu’on atteint un point bien précis d’harmonie et d’équilibre au niveau de l’action des systèmes ortho et parasympathique.

A ce moment là, le cœur se synchronise avec la respiration de manière optimale.

D’une certaine façon notre organisme est alors suffisamment actif (stimulation orthosympathique) et en même temps suffisamment relaxé (stimulation parasympathique).

La variabilité de la fréquence cardiaque est, dans cette situation particulière, à la fois ample et régulière, notre organisme fonctionne de manière optimale et cohérente.

Lorsque l’on analyse le système cardio-vasculaire par analyse spectrale (méthode mathématique permettant de déceler les différentes oscillations d’un rythme et d’analyser la distribution des ondes en fonction de leur fréquence.), les résultats présentent deux composants principaux :

Les hautes fréquences (HF) entre 0,15 et 0,4 Hz. Elles sont un indicateur de l’activité parasympathique. Toutefois, les HF ne reflètent pas uniquement l’activité parasympathique dans le cas où l’activité respiratoire est inférieure à 0,15 Hz (9 cycles par minute) ce qui reste relativement peu fréquent (Novak et Novak 1993; Berntson et al. 1997).

Les basses fréquences (LF) entre 0,04 et 0,15 Hz. Elles traduiraient principalement l’activité sympathique. Néanmoins, pour certains auteurs, elles représenteraient un amalgame d’activités sympathique et parasympathique contrôlant le nœud sinusal (Pomeranz et al. 1985; Persson et al. 1992; Houle et Billman 1999) alors que pour d’autres, les LF ne refléteraient qu’une activité sympathique (Pagani et al. 1986).

Conclusion

Le corps fonctionne correctement lorsque les systèmes sympathique (accélérateur) et parasympathiques (freins) coopèrent.

Chez de nombreux patients, seul le système sympathique fonctionne. Ces patient sont difficiles à traiter. Ils doivent pratiquer une forme de respiration lente pour induire un réflexe parasympathique et relancer sa fonction régulatrice.

La circulation dans les canaux recommence à fonctionner avec l’activation du système parasympathique.

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