Catégorie : Retour aux sources

Divers

L’ Acupuncture des réseaux : la vérité sur un…

En 2009 mon maître Robert Chu présentait pour la première fois en France son acupuncture optimale et ses 6 piliers de la connaissance. L’un de ces piliers consiste à exploiter les inter-relations entre les canaux de façon à construire des circuits thérapeutiques qui répondent aux signes et symptômes présentés par nos patients.

Lire la suite de “L’ Acupuncture des réseaux : la vérité sur un “nouveau” paradigme”
Retour aux sources

Su Wen Ch 22 – Zàng Qí Fă Shí…

Dans ce chapitre incontournable du Su Wen, Huáng Dì souhaite connaître l’efficacité et les limites des principes qui régissent les cinq Zàng et leur correspondances avec les saisons et les cinq mouvements (Wŭ Xíng) du point de vue du diagnostic et du traitement. Nous allons étudier la réponse de Qi Bo sur l’exemple du Foie et tenter d’en tirer une conclusion à la portée “géométrique” signifiante pour la compréhension de l’usage des Wu Xing dans le traitement des Wu Zang.

Lire la suite de “Su Wen Ch 22 – Zàng Qí Fă Shí Lùn “Discours sur la façon dont le Qi dans les dépôts suit le modèle des saisons” et l’oeuvre de Tao Hong Jing”
Retour aux sources

Qí Jīng Bā Mài dans le Huang Di Nei…

Cet article est basé sur le Su Wen Chapitres 39, 59, 60, 63 et Ling Shu Chapitres 16, 17,21,23,38, 62, 65, 80.

rèn mài (任脉)

Su Wen Chapitre 60

« Ren Mai commence en dessous de Zhongji (Ren 3), monte à la marge des poils pubiens, monte le long de la ligne antérieure de l’abdomen, passe par Guanyuan (Ren 4), atteint la gorge puis plus loin la joue et entre dans les yeux. Un dysfonctionnement du Ren Mai peut entraîner sept types de hernie différents chez l’homme, ainsi que des menstruations anormales, des leucorrhées, des masses abdominales et des ballonnements chez la femme. »

Ling Shu Chapitre 65

« Chong et Ren partent tous deux de l’utérus, remontent le long de la ligne médiane intérieure du dos et Chong est appelé la «mer des méridiens et des collatéraux». La branche superficielle monte le long de la ligne antérieure de l’abdomen jusqu’à la gorge, puis circule autour des lèvres. »

Lire la suite de “Qí Jīng Bā Mài dans le Huang Di Nei Jing : une réflexion classique (1ère partie)”
Retour aux sources

jingjin 經筋

Dans le chapitre 13 du Lingshu Milsky et Andrès décrivent les trajets des jingjin en parlant des “tendons des méridiens”.

L’article Jingjin dans le Grand Dictionnaire de la médecine chinoise (Beijing, 1982) dit:
« D’après le chapitre Jingjin du Lingshu, les tendons du corps humain, tout comme les douze méridiens, se divisent en douze parties, c’est pourquoi ils sont nommés ainsi. Ils se nomment aussi les douze jingjin, c’est-a-dire les tendons taiyang de pied, shaoyang de pied, yangming de pied, taiyin de pied, shaoyin de pied, jueyin de pied, taiyang de main, shaoyang de main, yangming de main, shaoyang de main, ministre du cœur de main, shaoyin de main. Les tendons se réunissent (hui) aux articulations, c’est pourquoi I ’endroit ou passent les jingjin, bien qu’étant en majorité les mêmes que les jingmai sont les endroits où les nœuds «sont nombreux. Ces nœuds se trouvent en majorité dans les creux et les vallées des quatre membres. Les 12 jingjin remplissent les fonctions de relier les articulations des quatre membres, de lier ensemble le corps entier (weiluo zhou shen) et de régir les mouvements des articulations. Leurs affections se manifestent dans la plupart des cas par des douleurs, des blocages, des contractions, et d’autres symptômes d’obstruction du mouvement ».

Lire la suite de “jingjin 經筋”
Retour aux sources

Le Qi et le Xue des méridiens

Cet article vous propose de discuter de l’origine, de la composition, de la transformation et de la fonction du Qi et du Sang des méridiens.

On peut lire au chapitre 18 du Ling Shu :

Huangdi demanda à Qibo : Comment l’homme reçoit-il le souffle ? Comment se réunissent (hui) le yin et le yang ? Qu’est-ce que le souffle nourricier (ying) ? Qu’est-ce que le souffle défensif (wei) Comment se produit le [souffle] nourricier ? Comment se réunit- il avec le [souffle] défensif ? […]

Qibo répondit : L’homme reçoit le souffle des céréales. Les céréales entrent dans l’estomac pour se transmettre au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles afin que tous reçoivent le souffle. Ce qui est clair (qing) devient [souffle] nourricier, ce qui est trouble (zhuo) devient [souffle] défensif : le [souffle] nourricier se situe à l’intérieur des vaisseaux (mai), le [souffle] défensif se situe à l’extérieur des vaisseaux. Le [souffle] nourricier circule sans cesse, fait cinquante tours et revient faire la grande réunion (dahui) ; le yin et le yang s’interpénètrent [faisant ainsi] comme un anneau sans fin. Le souffle défensif circule dans le yin pendant vingt-cinq tours et circule dans le yang [pendant] vingt-cinq tours, ainsi se divisent le jour et la nuit. C’est pourquoi quand le [souffle] arrive dans le yang [l’homme] se lève et quand le souffle arrive dans le yin [l’homme] se repose. Ainsi, quand le soleil est à midi et que le yang abonde, c’est le redoublement du yang ; quand il est minuit et que le yin abonde, c’est le redoublement du yin. C’est pourquoi le taiyin gouverne l’intérieur, le taiyang gouverne l’extérieur ; le [souffle] circulant vingt-cinq tours dans chacun, le jour et la nuit sont ainsi] divisés. A minuit, le yin abonde ; après minuit, le yin décroît ; à l’aurore, le yin est épuisé et le yang reçoit le souffle ; à midi, le yang abonde ; quand le soleil est à l’ouest, le yang décroît ; quand le soleil se couche, le yang est épuisé et le yin reçoit le souffle ; à minuit, c’est la grande réunion (dahui), tout le monde dort, cela s’appelle «l’union du yin» (heyin) ; à l’aurore, le yin est épuisé et le yang reçoit le souffle. Et ceci, de façon ininterrompue, tout comme la loi du ciel et de la terre.

Lire la suite de “Le Qi et le Xue des méridiens”

Divers

Applications de la théorie des 5 Yun et des…

La théorie de la circulation des mouvements et des qi est utilisée pour prédire les modifications climatiques et leurs influences sur la santé, en particulier sur l’occurrence des épidémies. 

Dans le Wenbing Tiaobian (温病条辨) (écrit en 1798 par Wu Ju-tong吴鞠通), les « maladies de tiédeur (wen bing温病) » sont toujours en rapport avec le qi invité de shaoyang (ou la canicule) ou de shaoyin (ou la chaleur). Wu Ju-tong se base sur le Suwen pour construire sa réflexion.

On peut lire au chapitre 71 du Su Wen :

Pour les années de la première branche terrestre (zi 子) et de la septième branche terrestre (wu 午) (…), lors de la cinquième période, (…) il y a maladie de tiédeur. Pour les années de la deuxième branche terrestre (chou丑) et de la huitième branche terrestre (wei未) (…), lors de la deuxième période, (…) les épidémies de tiédeur surviennent fortement. Pour les années de la troisième branche terrestre (yin寅) et de la neuvième branche terrestre (shen申) (…), lors de la première période, (…), les maladies de tiédeur surviennent. Pour les années de la quatrième branche terrestre (mao卯) et de la dixième branche terrestre (you酉) (…), lors de la deuxième période (…), l’épidémie arrive, le peuple aura tendance à mourir subitement. Lors de la sixième période, le yang qi se répand, le climat au contraire devient tiède, on peut voir les insectes hibernants, les cours d’eau ne gèlent pas […] il y aura des maladies de tiédeur. Pour les années de la cinquième branche terrestre (chen辰) et de la onzième (xu戌) (…), lors de la première période (…), le peuple souffrira de maladies de tiédeur épidémique, il y aura chaleur du corps, céphalées, vomissements, affections et ulcérations cutanées . Pour les années de la sixième branche terrestre (si巳) et de la douzième branche terrestre (hai亥) (…), lors de la sixième période, (…) il y a des épidémies de maladies de tiédeur.

Lire la suite de “Applications de la théorie des 5 Yun et des 6 Qi (wu yun liu qi 五运六气) en médecine chinoise classique”

Formations

Acupuncture Ombilicale du Dr Yong Qi

J’aimerais tout d’abord rappeler que la poncture du RM8 Shen que 神闕 est strictement prohibée dans le JIA YI JING. Nous pouvons lire dans le livre III au chapitre 19 : 
« Le [point] Qi zhong (8RM) est le point de l’ombilic (神闕 shenque) qui s’appelle aussi Qi she. » 禁不可刺,刺之令人惡瘍,遺矢者死不治。
« On y fait trois cônes de moxa. Il est formellement interdit à la poncture. Si on le poncture, on provoque de mauvais ulcère avec la sortie d’excréments chez le patient qui ne peut être guéri et meurt. »
Dans le chapitre V-1 (2) : « Les interdictions de la puncture et de la moxibustion » 臍中禁不可刺。
« Le [point] Qi zhong (8RM) est formellement interdit à la puncture. »
Dans les commentaires du Su Wen ch58 par Wang Bing: « Ce point est localisé dans le nombril. C’est un point interdit à la poncture. Le poncturer produit de mauvais ulcères dans le nombril de la personne; lorsqu’il est ouvert et que des fèces s’en échappe, le patient ne peut être traité et mourra. La moxibustion est possible. »

Lire la suite de “Acupuncture Ombilicale du Dr Yong Qi”

Retour aux sources

Les Six Qi cosmiques (liu qi) et les six…

Le nombre cinq est lié à l’élément Terre et au domaine du manifesté, le nombre six signale le plus souvent une relation avec l’énergie de la source céleste. Le Neijing consacre deux chapitres entiers (9 et 68) au “six” du Ciel.
Le chapitre 9 nous dit : “Le ciel fonctionne par intervalles de 2 x 6 afin de former le grand cycle de l’année.”

La première définition des six qi cosmiques (liuqi) est apparue dans les textes taoïstes de la période pré-Neijing, et sont énumérés comme suit: yin, yang, vent, pluie, ténèbres et éclat.

Vers le deuxième siècle avant notre ère, ces termes ont évolués vers la définition standard du Neijing des six influences cosmiques, qui devint plus tard le modèle des six étapes de la transformation du qi utilisé par Zhang Zhongjing dans le Shanghan lun: vent(feng) , chaleur (re), humide (shi), feu (huo), sécheresse (zao) et froid (han).

Lire la suite de “Les Six Qi cosmiques (liu qi) et les six étapes de la transformation du Qi (liu jing)”

Divers

Comment un grand médecin devrait être formé pour la…

(Traduit par Heiner Fruehauf)

Quiconque aspire à devenir un grand médecin doit être intimement familier avec les classiques suivants: les questions simples (Huangdi neijing suwen), le classique systématique de l’acupuncture et de la moxibustion (Zhenjiu jiayi jing), le classique de l’empereur jaune (Huangdi neijing lingshu) et les lois de la circulation de l’énergie du Hall des Lumières (Mingtang liuzhu).

En outre, il faut maîtriser le système du diagnostic par le pouls des douze canaux, des trois emplacements et des neuf positions, le système des cinq zang six fu, le concept de superficie et d’intérieur, les points, la matière médicale sous la forme des herbes simples, des associations d’herbes, et des formules classiques présentées dans les écrits de Zhang Zhongjing (auteur du Shang zabing lun), de Wang Shuhe (auteur du Maijing), de Ruan Henan (4ème siècle, auteur du Rao Henan yaofang), de Fan Dongyang (308-372, auteur du Fang Fan Dongyang), de Zhang Miao (4ème siècle), de Jin Shao (4ème siècle) et d’autres maîtres.

Lire la suite de “Comment un grand médecin devrait être formé pour la pratique de la médecine d’après Sun Simiao (581-682)”

Retour aux sources

La véritable signification de “De-Qi”

Cet article est basé sur le chapitre 9 du Ling Shu

“Un acupuncteur doit examiner le corps du patient et ses pouls avant de puncturer. Si le pouls du patient est faible et très agité mais que sa forme corporelle est normale, on doit appliquer la méthode de puncture Miu pour rétablir le Qi correct et disperser le Qi pathogène. Au moment de la puncture, l’acupuncteur doit se trouver dans une chambre close avec portes et fenêtres fermées afin de pouvoir se concentrer totalement sur la puncture sans être distrait par aucun bruit.

Puncturer superficiellement et laisser les aiguilles en place ou puncturer superficiellement et de façon oblique pour rétablir les désordres du Shen, prendre bien soin de retirer les aiguilles dès que le Qi est arrivé. Régulariser et harmoniser les déséquilibre du yin et du yang, éviter le perte du Qi correct et les invasions de Qi pathogène pendant le traitement en acupuncture. Voila tous les aspects du De Qi.

L’acupuncture possède des contre-indications. Ne pas puncturer quelqu’un qui vient d’avoir un rapport sexuel; ne pas avoir de rapport sexuel, juste après avoir été puncturé; ne pas puncturer quelqu’un en état d’ébriété; ne pas boire d’alcool après avoir été puncturé; ne pas puncturer quelqu’un en colère; ne pas se mettre en colère après avoir été puncturé; ne pas puncturer quelqu’un après un effort physique important; ne pas s’engager dans des travaux de force après avoir été puncturé; ne pas puncturer quelqu’un qui vient de se restaurer; ne pas se restaurer après avoir été puncturé; ne pas puncturer qulqu’un d’affamé;  ne pas souffrir de la faim après avoir été puncturé; ne pas puncturer quelqu’un qui a soif; ne pas souffrir de la soif après avoir été puncturé.

On doit calmer le patient qui a peur ou qui est effrayé avant de le puncturer. Si le patient vient en calèche laissez-le s’allonger et se reposer le temps qu’il faudrait pour prendre un repas avant de le puncturer. Si un patient vient à pied, laissez-le s’asseoir et se reposer le temps qu’il faudrait pour parcourir 10 lieux avant de le puncturer. 

Un patient se trouvant dans une des 12 situation contre-indiquées mentionnée plus haut, possède un Qi et un Sang instable dans les méridiens (Ying-Qi et Wei-Qi sont temporairement en dysharmonie). Lorsqu’un acupuncteur ne fait pas attention à ces contre-indications et puncture quand même son patient, il transfert alors les maladies situées à l’extérieur du corps vers l’intérieur du corps et vice versa. Le Qi pathogène demeure au lieu d’être dispersé et la condition du patient est sévèrement aggravée : il ressent de la fatigue, la moelle du cerveau est consumée et le corps ne peut plus ni produire ni transporter les liquides organiques. La pratique incorrecte de l’acupuncture est appelée “Shi-Qi”. “

Lire la suite de “La véritable signification de “De-Qi””